Parfois le temps ne nous permet de nous rendre compte qu'il passe, que tout autour continue son chemin pendant que nous, nous ne le voyons pas.
Ou au contraire, il se fait, comme une irrémédiable providence, attendre. Attendre à tel point qu'il en rejoint son soit disant opposé et que plus rien autour ne semble vivre.
Le temps semble donc persister à vouloir donner l'impression qu'il ne suit plus son cours dans un espace plus ou moins restreint du monde.
Toutefois, il ne peut suspendre son éternel voyage et nous entraine à travers lui. Il nous laisse croire qu'il existe un présent, avant de nous amener à un futur dans lequel le passé prend de la place et où les souvenirs, moments figés d'un temps qui n'est plus, réapparaissent.
Ainsi on se rappelle des jours, des sensations, des humeurs. Comme un instant passé à trouver les mots, ou bien à les faire trouver; une période où on n'est que deux paires d'yeux qui se regardent et se parlent.
Mais à cause de ces souvenirs, on attend un futur qui devrait s'y raccrocher, qui devrait y être semblablement différent. On attend alors de pouvoir revivre les douceurs de notre passé, et on veut le faire partager.
Parfois on se rappelle d'une de ces choses, mais qu'une fois qu'elle se reproduit ou disparait. On se rappelle à quel point on est heureux, à quel point avait besoin de bras, ce qu'est un doux baiser, et se rappeler ce que ça fait de pleurer.
C'est de cette façon que le temps nous permet de vivre, où du moins d'en avoir l'impression un court instant...
雲......恋愛

